L\'esprit solidaire

Mode d'emploi:

Mesdames, Messieurs,

Chers camarades et amis,

J'aimerais vous dire pourquoi j'ai voulu que L'Avenir Mutualiste contacte les amis qui sont à la tribune et que je remercie afin d'organiser la réunion de ce soir.

J'ai l'honneur de présider une mutuelle singulière !

Oui singulière car à l'heure où les directives assurantielles de l'Europe libérale transposées en droit français ont transformé le Code de la Mutualité solidaire de 1945 en un code assurantiel destiné à générer des profits au détriment de la santé des populations , L'Avenir Mutualiste reste fidèle contre vents et marées, aux idéaux de la mutualité ouvrière, de la solidarité populaire, de la démocratie sociale, de l'entraide et de la réciprocité.

Nous agissons selon le principe de la solidaire entre les individus, entre les générations et non dans la logique du profit capitalistique. Nous sommes des résistants car L'Avenir Mutualiste résiste à la marchandisation de la santé.

Nous sommes fidèles aux statuts émancipateurs de la première Association Internationale des Travailleurs qui déclarait en 1864 que « l'émancipation des travailleurs doit être l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes ».

Nous sommes fidèles au programme du Parti Ouvrier de 1880 qui revendiquait « la Suppression de toute immixtion des employeurs dans l'administration des caisses ouvrières de secours mutuels, de prévoyance, etc., restituées à la gestion exclusive des ouvriers. »

Nous sommes fidèles au programme du Conseil National de la Résistance qui prévoyait un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence, ..., avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l'État.

J'ai voulu avec le conseil d'administration de L'Avenir Mutualiste, réunir ce soir, des amis qui chacun à leur niveau voient bien la dégradation dramatique de l'Etat sanitaire de la population (et je rappelle que sur le Bassin de la Sambre le taux de surmortalité est de 31 %).

Et ceci n'est qu'un exemple des cadeaux pourris de la gestion de la protection sociale par les intérêts financiers.

Tous les amis ici présents savent bien que la gestion de l'offre de soins par le patronat et sa finance abouti à une médecine à 2, 3, 4, 5 vitesses. Car les travailleurs les plus pauvres n'ont droit qu'à la camionnette de Médecins de Monde tandis que les plus riches vont à l'hôpital américain de Neuilly.

Malgré la destruction claire, nette et précise des services publics de santé par tous les gouvernements depuis 1983, la Sécurité sociale de 1945 est toujours citée en exemple par l'Organisation Mondiale de la Santé.

La Mutualité ouvrière a toujours été contre la mutualité des notables qui avait collaborée avec le régime de Vichy.

Les mutualistes ouvriers ont toujours voulu la sécurité sociale la plus universelle possible remboursant 100 % des soins utiles et nécessaires avec une complémentaire à la Sécu chargée de la prévention et de l'éducation populaire.

Jamais nous n'avons voulu prendre la place de la sécurité sociale dans les remboursements des soins !

Jamais nous n'avons voulu remplir le rôle des caisses de sécurité sociales gérées par les représentants élus des travailleurs !

Aujourd'hui, la concurrence libre et non faussée du grand marché européen est venue aligner les contrats santé comme on aligne les boites de petits pois dans les linéaires de supermarché.

Discount, toutes options, airbag et gentes alliages, nos corps sont devenus des bagnoles !

Fillon en 2003 a permis au patronat de ne plus augmenter les salaires, de ne plus cotiser aux caisses de sécurité sociale, tout en faisant croire que son intervention paternaliste sur les complémentaires santés était une avancée sociale pour les salariés.

Nous qui sommes fidèles aux idéaux émancipateurs du mouvement ouvrier déplorons que trop de permanents syndicaux succombent à cette nouvelle forme du paritarisme.

Il ne faut pas rêver et surtout rester sérieux qui peut croire qu'un patron va payer une mutuelle gratuite pour la santé de ses employé(es) alors que tous les jours il démontre le contraire en détériorant les conditions de travail par le biais de suppressions de poste qui finissent bien par nuire à leur santé ( stress, fatigue, état dépressif etc...). La loi Fillon a effectivement donné la possibilité au patronat de verser des cotisations de complémentaire santé exonérées des cotisations sociales. Ainsi toute complémentaire santé obligatoire dans le cadre d'un contrat collectif est une partie de salaire sans participation à la sécurité sociale. Et après le patronat vous culpabilisera en parlant du fumeux trou de la sécu !

Comme l'a si bien décrit Pierre Laroque, l'un des fondateurs de la sécurité sociale de 45, appliquer le paritarisme comme mode de gestion de la sécurité sociale, c'est confier les rênes du système au patronat.

Les institutions de prévoyance paritaires comme le Groupe Malakoff sont présents partout, elles ont de gros moyens financiers, elles investissent tous les terrains de la santé y compris celui de la prévention comme le font d'ailleurs les assurances et les banques.

Le but du patronat est de contrôler ses fonds, de faire en sorte que ses entreprises paient le moins d'argent possible à l'Etat ou à la protection sociale, bref de diminuer ses cotisations sociales en faisant croire qu'elles tuent l'emploi.

Le patronat veut quitter tous les régimes fiscalisés.

Pourquoi ? Parce que si c'est fiscalisé, c'est financé par l'impôt, c'est de la solidarité, c'est donc du ressort de l'Etat.

Le Groupe Malakoff en phase avec la politique gouvernementale de privatisation de la Sécurité Sociale en France contribue par ses cotisations bradées qui n'alimentent pas les caisses de sécurité sociale à éliminer la Sécu.

La faiblesse de la cotisation proposée est une démonstration de la volonté d'en finir le plus rapidement possible avec les mutuelles ouvrières et la sécurité sociale propriété des salariés pour devenir hégémonique.

Au bout du compte lorsque la Sécurité Sociale ne recevra plus de cotisations et qu'elle aura disparue, les grands groupes au service de la politique du MEDEF comme Malakoff qui auront pris sa place pourront augmenter leurs tarifs et sélectionner les risques santé pour ne garder que des cotisants rentables, c'est-à-dire non malades. Lorsque les organismes paritaires comme le Groupe Malakoff auront le monopole de la gestion de l'assurance santé, leur logique de profit viendra assommer les salariés.

Les organisations syndicales notamment la CGT ne devraient pas participer à une telle infamie mais au contraire défendre la Sécurité Sociale sur les bases de 1945.

Trop souvent les organisations syndicales se retrouvent prisonnières de la stratégie institutionnelle du patronat.

L'avenir mutualiste vous encourage à résister en refusant partout les compromissions au nom de la défense de la Sécurité Sociale, des mutuelles ouvrières et de la santé des salariés qui ne devrait pas être une marchandise.

Actualités

vendredi 1 août - vendredi 31 juillet 09

La pharmacie mutualiste de Maubeuge ouverte à tous !

Maubeuge

La pharmacie mutualiste UGOSS rue de la Croix à Maubeuge est ouverte tous les jours fériés de 8H 00 à 13H 00 ainsi que les dimanches aux mêmes heures. Ce service de garde est ouvert à TOUS LES ASSURES SOCIAUX DE LA CPAM DE LA MAUBEUGE sans exclusives CAR l'UGOSS a signée une convention avec la CPAM de Maubeuge.

Tout assuré social de la CPAM de Maubeuge peut venir d'ailleurs tous les jours à la pharmacie mutualiste sans obligatoirement être mutualiste à L'Avenir Mutualiste.

Informez vos proches de cet extraordinaire facilité qu'il leur est offert ?

Voir l'agenda complet en ligne

Avenir Mutualiste

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Site: http://www.avenirmutualiste.fr